Il y a des séparations qui laissent des cicatrices visibles pendant des années, et d’autres qui ressemblent à une fenêtre qu’on referme doucement, sans claquer. Marie Portolano, présentatrice aujourd’hui bien installée à la tête des Maternelles XXL sur France 4, parle de la sienne avec une franchise qui surprend un peu dans un monde médiatique où la pudeur reste souvent la règle. C’est sur le podcast Bliss Stories, en septembre dernier, qu’elle a accepté de raconter comment s’était terminée sa relation avec Léo Grandperret, réalisateur et père de son premier fils James, né en 2014.

Ce qui frappe dans le récit qu’elle en fait, c’est moins l’histoire elle-même — une relation longue qui a progressivement atteint sa fin naturelle — que la façon dont elle la raconte. Pas de blessure apparente, pas de rancœur ravalée, pas de formules convenues sur le « chemin à parcourir ensemble ». À la place, une image concrète et presque cinématographique : la veille de leur séparation, elle et Léo fumaient des cigarettes sur leur balcon en parlant de politique et de la vie. Ils se sont séparés, dit-elle, comme des amis qui se disent au revoir. Quand ils ont annoncé la nouvelle à leur entourage, les gens étaient sous le choc. Rien dans leur comportement ne laissait présager une rupture imminente. Et c’est précisément ce qu’elle voulait.
| Catégorie | Détails |
|---|---|
| Nom complet | Marie Portolano |
| Date de naissance | 2 novembre 1985 |
| Lieu de naissance | Paris, France |
| Profession | Journaliste sportive, présentatrice TV |
| Chaînes | Canal+ (2014–2021), M6 (2021–2023), France 2, France 4 |
| Émission actuelle | Les Maternelles XXL (France 4) |
| Ex-compagnon | Léo Grandperret (réalisateur) |
| Premier enfant | James (né en 2014, avec Léo Grandperret) |
| Époux actuel | Grégoire Ludig (acteur) — marié en 2019 |
| Autres enfants | Lino (né en 2022), Ella (née en 2024) |
| Site de référence |
Marie Portolano l’explique avec une lucidité qu’on associe rarement aux récits amoureux : ils avaient atteint la fin de leur histoire de couple, mais pas encore le début de la détérioration. « Si on était restés ensemble, on se serait trompés, on se serait menti, et donc on se serait haïs. On a pris la bonne décision au bon moment. On s’aimait, mais on n’était plus amoureux. » Il y a dans cette formulation quelque chose d’adulte et d’assez rare. Beaucoup de couples restent ensemble bien après que l’amour romantique s’est éteint, par peur, par confort ou par conviction que l’autre forme d’attachement devrait suffire. Léo et Marie ont apparemment choisi de ne pas attendre l’usure.
La présentatrice raconte aussi qu’elle a toujours su qu’elle voulait être mère. Dès quinze ans, dit-elle, elle pensait aux enfants. Sur les vacances avec des amis, c’était elle qui s’occupait naturellement des petits, organisait les activités, s’arrêtait dans la rue parce qu’un bébé lui semblait trop mignon pour passer sans s’attarder. Elle avait prévu d’attendre vingt-cinq ans. Elle a été enceinte à vingt-huit. James est né de cette relation avec Léo Grandperret, et les deux ont continué à coexister dans la vie de leur fils avec une sérénité qui, là encore, semble aller contre la norme.
Quelques années après cette séparation, Marie Portolano a rencontré Grégoire Ludig, acteur connu notamment pour son travail aux côtés de David Marsais dans les Palmashow. Ils se sont mariés en 2019. Depuis, la famille s’est élargie : Lino, leur fils, a aujourd’hui deux ans et demi, et Ella, leur fille, a neuf mois. James, lui, a dix ans et a grandi avec Grégoire comme père de cœur — une présence que Marie Portolano décrit sans hésitation comme une réalité affective pleine et entière, même si la biologie dit autre chose. « Ma famille aujourd’hui, c’est mon mari Grégoire et nos deux enfants et demi, parce qu’il a aussi élevé mon premier fils. »
Il y a dans cette construction familiale quelque chose qui mérite d’être regardé sans trop le romaniser, mais sans le minimiser non plus. Une séparation réussie, un père biologique toujours présent, un beau-père pleinement investi, une mère qui anime une émission dédiée à la parentalité — le tout sans que cela ne ressemble ni à un conte de fées ni à une performance de bonheur affiché. Il est difficile de ne pas remarquer que Marie Portolano parle de tout ça avec la même aisance qu’elle démontre à l’antenne : une présence naturelle, une franchise sans ostentation, et cette capacité à aborder des sujets personnels en restant profondément ancrée dans le réel plutôt que dans l’image.
La question de l’ex-mari ou de l’ex-compagnon dans la vie des femmes médiatiques suscite souvent une curiosité qui dit autant sur notre regard collectif que sur les personnes concernées. On cherche le drame, la révélation, le détail qui explique tout. Ce que Marie Portolano offre à la place, c’est quelque chose de plus difficile à traiter en titre accrocheur : une vie normale, complexe, et plutôt bien menée.
