Il y a des moments, dans les grands tournois du Grand Chelem, où la caméra quitte le court pour quelques secondes et raconte une autre histoire. Lors du quart de finale de Félix Auger-Aliassime à l’US Open 2024, l’objectif d’ESPN s’est régulièrement posé sur une jeune femme dans les tribunes — calme, élégante, avec une présence qui ne demandait pas d’attention mais qui l’obtenait quand même. C’était Nina Ghaibi, cavalière professionnelle et fiancée du tennisman canadien.

Elle est devenue virale plusieurs fois en quelques jours, non pas pour avoir cherché les projecteurs, mais simplement pour y avoir été placée par un tournoi qui avait besoin d’une autre histoire à raconter pendant les changements de côté.
| Couple | Félix Auger-Aliassime et Nina Ghaibi — en couple depuis mars 2019, fiancés en novembre 2024 |
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| Nina Ghaibi | Cavalière professionnelle — a participé à plusieurs compétitions de haut niveau, dont le Royal Tour du Maroc en 2017 |
| Annonce des fiançailles | Novembre 2024, sur les réseaux sociaux — Félix a écrit : « Je n’aurais pas pu rêver d’un meilleur pour toujours » |
| US Open (2024) | Nina Ghaibi est devenue virale à plusieurs reprises lors du tournoi grâce à ses tenues remarquées dans les tribunes — les caméras d’ESPN l’ont mise en avant lors du quart de finale de Félix |
| Parcours de Félix à l’US Open | Demi-finaliste pour la première fois depuis 2021 — victoires sur Zverev, Rublev et De Minaur en route vers le dernier carré |
| Classement ATP | Anciennement classé 6e mondial — en pleine renaissance sur le circuit, à seulement 25 ans |
| Nationalité | Canadien, né à Montréal — l’une des figures les plus emblématiques du tennis canadien avec Bianca Andreescu |
| Référence | Fiche officielle US Open — résultats, statistiques et parcours complet du tournoi |
Félix et Nina se fréquentent depuis mars 2019 — une relation qui a traversé la montée en puissance du joueur canadien, ses années de doutes, ses blessures, et maintenant ce retour remarqué sur les plus grandes scènes du tennis mondial. En novembre 2024, ils ont annoncé leurs fiançailles sur les réseaux sociaux avec une sobriété qui tranchait avec l’enthousiasme habituel des annonces publiques de célébrités. « Je n’aurais pas pu rêver d’un meilleur pour toujours », a écrit Félix. Simple. Sincère. Le genre de phrase qu’on lit et qu’on croit sans avoir besoin de la vérifier.
Nina Ghaibi n’est pas une figure passive dans l’ombre d’un sportif célèbre. Elle est cavalière, un sport qui exige une discipline, une maîtrise du corps et un lien avec l’animal qui ne ressemblent à rien d’autre dans le monde du sport de haut niveau. Elle a participé au Royal Tour du Maroc en 2017, une compétition qui attire l’élite équestre internationale. Ce n’est pas anodin. On parle de quelqu’un qui connaît la pression de la compétition, les journées d’entraînement interminables, et la solitude particulière qui accompagne tout athlète sérieux. Il y a probablement, dans leur relation, une forme de compréhension mutuelle que peu de couples extérieurs au monde du sport peuvent vraiment saisir.
Ce que les caméras de l’US Open ont montré — une femme qui regarde jouer son fiancé avec une attention concentrée, sans les gesticulations théâtrales que l’on voit parfois dans les loges VIP — dit quelque chose sur le type de présence qu’elle représente pour Félix. On ne sait pas toujours ce que signifie avoir quelqu’un dans les tribunes, mais les joueurs en parlent souvent après un match important. La stabilité affective, dans un sport aussi solitaire que le tennis, n’est pas un détail anecdotique. C’est possible que cette dimension soit l’une des raisons pour lesquelles Félix, à 25 ans, semble aborder son jeu avec plus de sérénité qu’il y a deux ou trois ans.
Car le retour de Félix Auger-Aliassime à ce niveau n’est pas venu de nulle part, même si ça pourrait en donner l’impression de l’extérieur. Il a battu Zverev, Rublev et De Minaur pour atteindre les demi-finales de l’US Open — un parcours qui aurait semblé ambitieux en début de tournoi et qui, en réalité, reflète une évolution méthodique plutôt qu’une explosion soudaine.
Félix lui-même en parle avec une maturité frappante pour quelqu’un de son âge. Il n’a pas paniqué pendant ses saisons moins brillantes. Il a travaillé, ajusté, et gardé confiance dans un processus qui demandait du temps. Il y a une cohérence dans tout ça — dans la façon dont il joue, dont il parle, et apparemment, dans la façon dont il construit sa vie en dehors du court.
Nina Ghaibi restera probablement dans les mémoires de cet US Open pour ses tenues dans les tribunes et pour les quelques secondes de caméra qui l’ont rendue virale. C’est une façon réductrice de présenter quelqu’un. Mais parfois, une image captée rapidement par une équipe de tournage suffit pour que le public commence à poser des questions — et les réponses, dans ce cas précis, sont plus intéressantes que la question initiale ne le laissait présager.
