Il y a des artistes dont la vie privée reste si hermétiquement close qu’une simple annonce de grossesse suffit à déclencher une vague d’enthousiasme parmi des centaines de milliers de personnes. Kungs — de son vrai nom Valentin Brunel, natif du sud de la France et auteur de l’un des tubes les plus diffusés sur les radios européennes de la décennie — est de ceux-là. Lorsque lui et sa femme Ivanka ont annoncé attendre leur premier enfant, les réactions n’ont pas tardé.

Des félicitations en plusieurs langues, des messages de fans qui, pour la plupart, ne savent presque rien d’Ivanka mais qui ont grandi avec « This Girl » dans les oreilles et considèrent Kungs un peu comme le leur. C’est le prix de la discrétion prolongée : quand quelque chose finit par filtrer, ça compte.
| Artiste | Kungs — de son vrai nom Valentin Brunel, producteur et DJ français originaire du sud de la France ; connu mondialement pour son titre « This Girl » |
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| Femme / Copine | Ivanka — épouse de Kungs ; le couple a annoncé attendre leur premier enfant, une nouvelle accueillie chaleureusement par la communauté de fans du DJ |
| Titre phare | « This Girl » — numéro un dans 45 pays, dont la France ; remix d’un titre funk du trio australien Cookin’ On 3 Burners, transformé en hymne deep house à l’échelle mondiale |
| Origine musicale | A commencé la musique à cinq ans avec un djembé offert par ses parents — une formation atypique pour un futur DJ de house, nourrie par les classiques rock écoutés avec son père (The Who, The Kooks) |
| Nationalité | Français — né et grandi dans le sud de la France ; son univers solaire et sa sensibilité méditerranéenne ont clairement influencé le son chaleureux qui a fait sa réputation internationale |
| Classements internationaux | Top 10 en Autriche, Canada, Danemark, Irlande, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suède et Suisse — une réussite transeuropéenne rare pour un artiste aussi jeune au moment de son premier grand succès |
| Vie privée | Discret sur sa vie personnelle — la grossesse d’Ivanka est l’une des rares annonces privées que le couple a partagée publiquement, suscitant une vague de félicitations sur les réseaux sociaux |
| Réseaux officiels | Site officiel Kungs — actualités, dates de concerts et informations sur les sorties musicales à venir |
Ivanka reste une figure largement préservée des projecteurs. Le couple n’a jamais cherché à construire une image publique commune, à l’inverse de certains duos célébrités-partenaires qui alimentent les médias comme une stratégie parallèle à leur carrière. Kungs a toujours séparé avec soin ce qui appartient à la scène — les sets, les titres, les collaborations — et ce qui appartient à sa vie en dehors. Cette retenue dit quelque chose sur l’homme.
Il est né dans le sud, a grandi avec un djembé offert par ses parents à l’âge de cinq ans, a passé des après-midis entiers à écouter du rock avec son père — The Who, The Kooks, ce genre de classiques qui marquent durablement sans qu’on sache toujours exactement pourquoi. Ce fond musical atypique pour un futur DJ de house a fabriqué une sensibilité qu’on retrouve dans son travail : une chaleur qui n’est pas superficielle, une façon de traiter les sons comme des choses vivantes plutôt que comme des éléments interchangeables.
Son ascension reste l’une des plus vertigineuses de la scène électronique française des années 2010. « This Girl » — construit à partir d’un titre funk underground du trio australien Cookin’ On 3 Burners, réinventé en profondeur avec une énergie deep house et un soleil qu’on ne fabrique pas en studio mais qu’on capte quelque part dans l’ADR méditerranéen — a atteint la première place dans 45 pays.
Quarante-cinq. Un chiffre qui résiste à l’habitude même après l’avoir lu plusieurs fois. Des classements Top 10 en Autriche, au Canada, au Danemark, en Irlande, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suède, en Suisse. Tout ça pour un garçon qui n’avait pas encore 22 ans au moment où les charts européens se sont mis à basculer dans sa direction.
Ce qui est frappant, en regardant son parcours de l’extérieur, c’est la cohérence qui traverse tout — des premières heures avec le djembé jusqu’aux grands festivals, en passant par ce mariage silencieux avec Ivanka et cette annonce de grossesse partagée sans effusion particulière, simplement.
Il y a une façon d’exister dans le monde du spectacle sans se laisser dévorer par lui, et Kungs semble l’avoir trouvée assez tôt. Cela ne signifie pas que tout va toujours bien dans les coulisses — personne n’a accès à ça. Mais l’image publique, construite dans le temps, est celle d’un artiste qui a su où il voulait aller et qui a refusé de se précipiter.
L’arrivée d’un premier enfant marque toujours quelque chose dans une carrière, même pour les artistes les plus discrets. Pas un tournant forcément, mais un repère. Une façon pour le monde extérieur de remettre un visage humain sur quelqu’un qu’on a tendance à résumer à ses titres et à ses performances.
Ivanka reste une inconnue pour la plupart des fans, et il est probable qu’elle le reste — c’est visiblement le choix du couple. Mais cette discrétion partagée, dans un milieu où l’exposition personnelle est devenue une monnaie courante, ressemble moins à un manque qu’à une décision réfléchie. Kungs construit sa carrière depuis le studio et la scène. Le reste, apparemment, appartient à une autre pièce de sa vie, fermée à clé, et c’est très bien ainsi.
