Close Menu
ReliaRelia
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ReliaRelia
    Subscribe
    • Home
    • Actualités
    • Tendances
    • Célébrités
    • Politique
    • Privacy Policy
    • Contact Us
    • Terms Of Service
    ReliaRelia
    Home » Cette espèce de champignon découverte dans les Alpes françaises dégrade le plastique à température ambiante
    Actualités

    Cette espèce de champignon découverte dans les Alpes françaises dégrade le plastique à température ambiante

    relia francisBy relia francisjuillet 17, 2026Aucun commentaire4 Mins Read
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    À quelques milliers de mètres d’altitude dans les Alpes des Grisons, là où l’air est froid et les étés courts, des chercheurs de l’Institut fédéral suisse WSL ont prélevé des échantillons de sol et de végétation en décomposition. Ce n’est pas une zone connue pour ses laboratoires ni pour ses découvertes industrielles. C’est une montagne. Et c’est pourtant là que se trouvaient, tranquillement nichés dans la matière organique, des micro-champignons capables de faire quelque chose que la science cherchait depuis des années.

    Ces champignons — appartenant aux genres Neodevriesia et Lachnellula — peuvent dégrader certains plastiques à seulement 15°C. C’est la température d’une cave fraîche, d’un matin d’automne, d’un réfrigérateur un peu tiède. La plupart des micro-organismes connus pour leurs capacités de dégradation du plastique ont besoin de conditions bien plus chaudes pour fonctionner — au minimum 30°C, parfois davantage. Cette différence n’est pas anecdotique. Elle change radicalement ce qu’on peut envisager de faire avec ces organismes à grande échelle.

    Cette espèce de champignon découverte dans les Alpes françaises
    Cette espèce de champignon découverte dans les Alpes françaises

    Ce qui rend la découverte encore plus intéressante, c’est la raison pour laquelle ces champignons ont développé cette capacité. Pas par évolution face au plastique — la matière synthétique n’existe que depuis environ soixante-quinze ans, ce qui est beaucoup trop court pour que la sélection naturelle ait eu le temps d’agir. La réponse est ailleurs : ces champignons sont naturellement adaptés à décomposer les parois cellulaires des plantes et la cutine, une substance cireuse qui recouvre les feuilles. Or, sur le plan moléculaire, certains plastiques ressemblent suffisamment à ces substrats naturels pour que les enzymes des champignons s’y attaquent par accident, en quelque sorte. Un effet secondaire de l’adaptation au froid et à la matière végétale.

    Les plastiques concernés sont le polyester-polyuréthane, ainsi que deux mélanges biodégradables, le PBAT et le PLA. Ce n’est pas négligeable. Ces matériaux se retrouvent dans les emballages alimentaires, les films agricoles, certains textiles. En revanche, le polyéthylène standard — celui des sacs plastiques ordinaires, des bouteilles, des emballages les plus courants — reste hors de portée de ces souches alpines. C’est une limite importante, et les chercheurs ne cherchent pas à la minimiser. La découverte est prometteuse, pas miraculeuse.

    Il serait tentant de placer cette trouvaille dans la catégorie des solutions simples à un problème complexe. Mais la réalité de la recherche en mycologie appliquée est plus lente et plus nuancée. D’autres champignons mangeurs de plastique ont été identifiés avant celui-ci — Pestalotiopsis microspora en Amazonie, capable de dégrader le polyuréthane même en l’absence d’oxygène, ou encore Aspergillus tubingensis, repéré en milieu marin. La nouveauté ici n’est pas l’existence du phénomène, mais sa température de fonctionnement. Un champignon qui travaille dans le froid pourrait s’intégrer dans des systèmes de traitement des déchets sans nécessiter de chauffage industriel, ce qui changerait considérablement l’équation énergétique.

    Il reste beaucoup à comprendre. Comment passer de la dégradation en laboratoire à une application à l’échelle industrielle ? Combien de temps faut-il à ces champignons pour venir à bout d’une quantité significative de plastique ? Est-il possible d’isoler et de reproduire les enzymes responsables sans avoir recours à l’organisme entier ? Ces questions n’ont pas encore de réponses définitives, et il serait prématuré de présenter cette découverte comme une solution imminente à la crise du plastique mondial.

    Ce qui est certain, c’est que les Alpes continuent de réserver des surprises. Et qu’un micro-champignon adapté à survivre dans des conditions hivernales difficiles vient peut-être de se révéler plus utile que bien des technologies développées à grand renfort de budgets de recherche. C’est ce genre de découverte — discrète, inattendue, sortie d’un sol de montagne — qui rappelle que la nature a parfois plusieurs longueurs d’avance.

    Cette espèce de champignon découverte dans les Alpes françaises Institut fédéral suisse de recherches WSL PBAT PLA Polyester-polyuréthane (PUR)
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    relia francis

      Related Posts

      Amazon face à ses démons : La multiplication des syndicats menace l’empire logistique de Jeff Bezos

      juillet 13, 2026

      L’exode des cerveaux : Pourquoi les meilleurs ingénieurs d’Europe fuient vers les laboratoires de Dubaï

      juillet 13, 2026

      Le braquage invisible , Comment une IA autonome a siphonné 40 millions d’euros en cryptomonnaies sans laisser de trace

      juillet 13, 2026
      Leave A Reply Cancel Reply

      Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.

      Tendances

      Le projet « Némésis » , Pourquoi la Silicon Valley s’inquiète soudainement de sa propre création

      By relia francisjuillet 17, 20260

      Il y a quelques années, les ingénieurs de la Silicon Valley parlaient de l’intelligence artificielle…

      Cette espèce de champignon découverte dans les Alpes françaises dégrade le plastique à température ambiante

      juillet 17, 2026

      Le déclin de la démocratie américaine , Les signaux d’alerte que le monde refuse de voir

      juillet 17, 2026

      Le business de la solitude , L’explosion du marché des coachs de vie et des applications de bien-être mental

      juillet 17, 2026

      Pollution spatiale : L’effet Kessler, ou comment un seul débris orbital pourrait nous renvoyer à l’ère pré-satellite

      juillet 13, 2026

      La grande illusion d’Elon Musk , Pourquoi Grok pourrait être le plus grand gouffre financier de la décennie

      juillet 13, 2026

      Amazon face à ses démons : La multiplication des syndicats menace l’empire logistique de Jeff Bezos

      juillet 13, 2026

      Ces mots de passe que 80 % des Français utilisent encore — et qui prennent moins d’une seconde à craquer

      juillet 13, 2026

      Télépathie numérique : L’implant cérébral de Neuralink franchit un cap terrifiant : le transfert de pensées complexes

      juillet 13, 2026

      L’exode des cerveaux : Pourquoi les meilleurs ingénieurs d’Europe fuient vers les laboratoires de Dubaï

      juillet 13, 2026
      Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest
      © 2026 ThemeSphere. Designed by ThemeSphere.

      Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.