L’extension de RéLiA aux communes de Huy et Waremme constitue un lien stratégique entre les urgences sociales et les réalités spatiales dans l’analyse d’une cartographie mentale de la prise en charge des addictions en Belgique. Bien que peu marquante, le comité de pilotage de RéLiA a voté à l’unanimité une décision le 22 mars, une date dont de nombreux professionnels se souviendront avec enthousiasme, et qui s’avère particulièrement avantageuse pour les habitants de la zone 4.

Avec cette extension, l’écosystème de soins et de coordination de RéLiA, déjà opérationnel dans 24 communes de la zone 5 (Liège), s’étendra désormais à 31 communes supplémentaires. La manière dont les réseaux de santé mentale intègrent les périphéries géographiques a évolué suite à cette transition géographique, minutieusement planifiée dès la réunion exploratoire du 2 février 2012. Autrement dit, Huy et Waremme sont désormais activement impliquées dans le projet collectif plutôt que d’en être à la périphérie.
Extension du territoire du RéLiA
| Élément | Détail |
|---|---|
| Entité centrale | Réseau Liégeois d’aide et de soins spécialisés en Assuétudes (RéLiA) |
| Nouvelle configuration | Intégration des arrondissements de Huy et de Waremme (zone 4) |
| Zones concernées | Zone 4 (Huy/Waremme), Zone 5 (Liège) |
| Nombre total de communes | 55 (24 en zone 5, 31 en zone 4) |
| Présentation PCS Liège | Adrien Fiévet (Plan de Cohésion Sociale) |
| Réduction des risques | Florence Renard – Réseau “Risquer Moins” |
| Appui demandé | Coordination opérationnelle par le RéLiA |
| Structure de rattachement | Plate‑forme Psychiatrique Liégeoise asbl (PFPL) |
| Source officielle | www.relia-lhw.be |
RéLiA fait preuve d’une transparence exceptionnelle dans son approche et ne s’est pas limité à un simple élargissement administratif de son champ d’action. La logique humaine de ce projet est d’offrir à davantage de personnes souffrant d’addictions, avérées ou cachées, un accompagnement organisé, réfléchi et solidement ancré dans leur communauté. Loin des pôles de ressources, des communes rurales comme Clavier, Ferrières et Donceel y auront bientôt un accès direct.
Adrien Fiévet a présenté le Plan de cohésion sociale de la Ville de Liège avec une précision chirurgicale, parallèlement à la validation de cette extension. Sa présentation, axée sur les problématiques de logement, de pauvreté et de santé, nous a rappelé un point parfois négligé : les addictions ne peuvent être traitées en vase clos. Le tissu dans lequel elles sont traitées doit être tissé avec délicatesse. Dans ce contexte, le PCS joue un rôle fédérateur, renforçant la capacité des politiques publiques à intervenir là où les domaines social et médical convergent.
Le fonctionnement du réseau « Risquer Moins », qui vise à réduire les dangers en milieu festif, a été présenté par Florence Renard dans un segment tout aussi intense. La dynamique RéLiA intègre désormais fondamentalement ce type d’intervention, encore trop souvent perçu comme périphérique. Le réseau sollicite une aide à la coordination afin d’être reconnu pour ses activités adaptables, agiles et ancrées localement, ainsi qu’un soutien. Il s’agit en quelque sorte d’un appel à une approche plus intégrée et moins verticale de la santé publique.
On peut comparer cette évolution géographique à d’autres dynamiques institutionnelles, ainsi qu’à des leaders culturels ou politiques qui soutiennent des coalitions audacieuses similaires à cette intégration. RéLiA fusionne les régions, les disciplines et les modes d’action pour relever un défi commun : garantir l’accès aux soins, non pas comme un luxe, mais comme un droit. Un exemple similaire à celui de Stromae, qui mêle électro, chanson française et culture rwandaise dans un message universel.
Cette intégration des districts de Huy et de Waremme constitue un exemple frappant de réussite de ce qu’un réseau bien structuré peut apporter à une époque où les initiatives de santé publique peinent parfois à atteindre les zones périphériques. Elle rappelle également que la notion de territoire est en constante évolution, englobant non seulement les frontières géographiques, mais aussi les relations interpersonnelles, la solidarité intercommunale et une compréhension commune des vulnérabilités.
La capacité d’intervention de RéLiA s’élargit, notamment avec l’avènement de cette Zone 4. Les initiatives en matière de formation professionnelle, d’accompagnement des usagers et de prévention sont de plus en plus complètes, flexibles et bien ancrées. De plus, cela offre aux établissements d’enseignement voisins la possibilité de nouer de nouvelles alliances avec des groupes spécialisés, ce qui facilitera l’identification et l’orientation précoces des personnes à risque.
Cette expansion est particulièrement encourageante pour le secteur associatif. Un cadre de coordination solide, permettant de partager les meilleures pratiques, d’optimiser les ressources et de mutualiser les outils, sera mis à la disposition des municipalités récemment fusionnées. Le réseau est ainsi plus dense et moins sujet aux effets de silo ou aux réductions de financement.
Lors de cette même réunion, plusieurs travailleurs sociaux de la Zone 4 ont exprimé leur soulagement d’assister enfin à l’aboutissement d’un projet attendu depuis plus de dix ans. Selon l’un d’eux, « ce type d’intégration, c’est un peu comme si les municipalités retrouvaient une voix au sein de la communauté des aidants ». Dans une culture où tant de voix sont ignorées, cette image est particulièrement poignante.
