Sur les courts en gazon de Wimbledon, en juillet 2025, Amanda Anisimova se déplace avec une fluidité qui surprend encore ceux qui pensaient la connaître. Un mètre quatre-vingt — sa taille est régulièrement mentionnée dans les commentaires techniques, et pas sans raison. Cette stature lui permet un service à plat qui prend les retourneuses à contre-pied, des lifts appuyés qui écrasent la balle dans les coins, une couverture de terrain naturelle qu’on ne fabrique pas entièrement à l’entraînement.

Mais ce qui frappe le plus, quand on regarde jouer Anisimova en 2025 et 2026, c’est autre chose : une assurance tranquille qui n’était pas toujours là, une façon d’habiter les grands matchs qu’elle n’aurait peut-être pas eue si elle n’était pas passée par une période beaucoup plus difficile.
| Catégorie | Informations |
|---|---|
| Nom complet | Amanda Kay Victoria Anisimova — joueuse de tennis professionnelle américaine |
| Date et lieu de naissance | 31 août 2001, à Freehold Township, New Jersey (États-Unis) |
| Taille | 1,80 m (5’11 ») — sa stature est souvent citée comme un atout majeur dans son jeu de fond de court |
| Classement record | N° 3 mondiale — atteint le 5 janvier 2026 ; N° 6 au 13 avril 2026 |
| Finaliste en Grand Chelem | Wimbledon 2025 et US Open 2025 — deux finales en une seule saison |
| Titres WTA | 4 titres WTA dont deux WTA 1000 |
| Entraîneur | Hendrik Vleeshouwers (2024–2026) |
| Prize money | 13 302 982 dollars américains en carrière |
| Pause pour raisons de santé mentale | Retrait temporaire du circuit en 2022 — retour progressif en 2023–2024 |
| Profil complet |
Née le 31 août 2001 à Freehold Township, dans le New Jersey, Amanda Kay Victoria Anisimova a grandi dans une famille de tennis — son père Konstantin, d’origine russe, est l’un de ses premiers entraîneurs. Dès ses années juniors, le talent est évident : elle atteint le numéro deux mondial chez les jeunes et remporte l’US Open juniors en 2017. Sa révélation chez les professionnelles arrive en 2019, à dix-sept ans, lors de Roland-Garros.
Elle y bat Simona Halep, alors tenante du titre et numéro trois mondiale, dans un match que personne ne voit venir. La victoire fait le tour du monde. Anisimova est présentée comme le prochain grand nom du tennis féminin américain, avec cette pression que ce genre de qualificatif impose toujours un peu prématurément.
Ce qui suit est moins simple. En 2022, après avoir atteint les quarts à Wimbledon et battu Naomi Osaka à l’Open d’Australie, elle s’arrête. Pause pour raisons de santé mentale, annonce-t-elle sobrement.
Dans un circuit où les joueurs et joueuses parlent de plus en plus ouvertement de leur santé psychologique — depuis Naomi Osaka, depuis Simone Biles — le choix d’Anisimova est accueilli avec respect, même s’il laisse ses admirateurs dans l’incertitude sur son retour. Elle reviendra. Mais à quel niveau, et avec quel état d’esprit ? Ces questions restaient ouvertes en 2023.
La réponse est arrivée en 2025, et elle a dépassé ce qu’on aurait raisonnablement imaginé. Deux finales de Grand Chelem en une seule année — Wimbledon et l’US Open — deux titres WTA 1000, et un classement qui atteint le troisième rang mondial le 5 janvier 2026. C’est la meilleure saison de sa carrière, construite après l’une de ses périodes les plus difficiles.
Il est tentant d’y lire une leçon simple, du genre « reposer son corps et son esprit paie ». C’est sans doute plus complexe que ça. Il y a le travail avec Hendrik Vleeshouwers, son entraîneur depuis 2024, une façon de gérer la pression sur les grands points qui a visiblement évolué, une maturité tactique qui ne s’explique pas seulement par le repos.
Il est difficile de ne pas remarquer qu’Anisimova, à vingt-quatre ans, n’en est probablement qu’au début de ce que cette version d’elle-même peut accomplir. Sa taille, sa puissance, et maintenant cette solidité mentale retrouvée forment une combinaison que ses adversaires sur le circuit ont appris à craindre. Ce qui reste à écrire dans cette carrière, personne ne le sait encore avec certitude. Mais les bases sont solides — au sens propre comme au figuré.
