Il y a quelque chose de touchant dans la manière dont Louis Bielle-Biarrey traverse cette saison hors normes. Le garçon de 21 ans, révélation de la Coupe du Monde 2023, n’a plus l’air d’un jeune homme qui découvre la lumière. Il a ce calme particulier des sportifs qui ont compris très tôt que la célébrité demande presque autant d’équilibre que le terrain lui-même. Et au milieu de cette ascension fulgurante, il y a une présence discrète, restée longtemps à l’écart des objectifs : sa compagne, Chiara, une étudiante de 22 ans installée à Bordeaux.

Sur le rectangle vert, le bilan de l’ailier de l’UBB donne presque le vertige. Huit essais en cinq matchs lors du dernier Tournoi des Six Nations, un record battu, dix-huit essais en seulement dix-neuf sélections. Pour beaucoup d’observateurs du rugby français, on a rarement vu un joueur aussi jeune influencer un tournoi aussi profondément. « Quand ça doit rentrer, ça rentre », glissait-il après l’un des matchs, sourire en coin, sans en faire trop. C’est exactement ce ton-là qui fait tout son charme. Pas de mise en scène. Juste une lucidité tranquille.
| Fiche d’Information | Détails |
|---|---|
| Sujet | La compagne de Louis Bielle-Biarrey, ailier de l’équipe de France de rugby |
| Prénom | Chiara |
| Âge | 22 ans |
| Ville d’origine | Pau |
| Études | Étudiante en première année de DSCG à Kedge Business School |
| Parcours antérieur | Bachelor GEA puis cursus en management |
| Sport pratiqué | Natation, ancienne licenciée des Dauphins de Pau |
| Titres remportés | Quelques titres départementaux en natation |
| Compagnon | Louis Bielle-Biarrey, ailier de l’Union Bordeaux-Bègles |
| Première apparition publique | Tribunes du Stade de France lors du Tournoi des Six Nations |
| Voyage marquant | Séjour à La Réunion avec LBB après les tests d’automne |
Chiara, elle, a grandi à Pau, ce qui n’est pas un détail anodin dans le rugby français. Cette ville respire le ballon ovale jusque dans ses cafés. Mais c’est par la natation qu’elle s’y est fait un nom, longtemps licenciée chez les Dauphins de Pau, glanant quelques titres départementaux dans une discipline qui demande exactement le genre de discrétion qu’elle semble cultiver aujourd’hui. On imagine assez bien la jeune femme aux entraînements à l’aube, ce silence si particulier des piscines avant l’arrivée des familles. C’est peut-être là qu’elle a appris à rester en retrait.
Leur trajectoire commune passe par une institution qu’ils partagent : Kedge Business School. Louis Bielle-Biarrey y a poursuivi ses études dès son arrivée à l’UBB, suivant un format adapté à son rythme professionnel. « Une fois par semaine, lors de mes jours de repos, je vais en cours à Kedge. J’ai quatre heures de cours où je suis seul avec le professeur », expliquait-il dans une interview. Chiara, en première année de DSCG après un Bachelor GEA, suit elle aussi son cursus dans la même école. Difficile de ne pas remarquer cette particularité qui, sans être bouleversante, ancre leur histoire dans quelque chose de plus concret que le strict cadre du sport.
C’est lors du Tournoi des Six Nations que la jeune femme a accepté, pour la première fois, de se laisser entrevoir. Aux côtés des compagnes de Maxime Lucu et Damian Penaud, elle a assisté au match au Stade de France, dans cette atmosphère un peu particulière des tribunes officielles, où chaque regard caméra finit par devenir une publication Instagram dans la soirée. Jusque-là, elle avait évité l’exposition. Mais ce soir-là, peut-être parce que la victoire avait quelque chose d’irrépressible, le couple s’est laissé voir bras dessus bras dessous, presque sans y penser.
Quelques semaines plus tôt, après les tests d’automne, ils s’étaient offert un break à La Réunion. Une parenthèse loin du fracas médiatique, avant que LBB ne reprenne le chemin de la coupe d’Europe avec l’UBB. Ce sont ces moments-là, finalement, qui font durer un couple dans le sport de haut niveau. Pas les déclarations publiques. Pas les apparitions sur tapis rouge. Plutôt les semaines volées entre deux campagnes, les vols de retour, les valises à moitié défaites.
Il y a un sentiment, en observant ce duo, que Louis Bielle-Biarrey a compris quelque chose que beaucoup de jeunes stars découvrent trop tard. Préserver ce qui se passe en dehors du terrain est un atout autant qu’un bouclier. Chiara n’est pas une figure de tribunes. Elle a sa propre trajectoire, ses examens, ses cours en présentiel à Kedge, ses souvenirs de bassins palois. Et c’est peut-être précisément cette autonomie qui rend leur histoire crédible, dans un milieu où tout finit, tôt ou tard, par être commenté. Pour l’instant, le couple avance à son rythme. Le reste, comme dirait LBB, viendra quand ça doit venir.
