Close Menu
ReliaRelia
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ReliaRelia
    Subscribe
    • Home
    • Actualités
    • Tendances
    • Célébrités
    • Politique
    • Privacy Policy
    • Contact Us
    • Terms Of Service
    ReliaRelia
    Home » Guerre des subventions : L’Europe et les États-Unis lancés dans une course aux milliards pour attirer les usines de batteries
    Actualités

    Guerre des subventions : L’Europe et les États-Unis lancés dans une course aux milliards pour attirer les usines de batteries

    relia francisBy relia francisjuin 22, 2026Updated:juin 22, 2026Aucun commentaire3 Mins Read
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    À Dunkerque, sur un terrain industriel face à la mer du Nord, des grues montaient encore les structures d’acier d’une gigafactory il y a quelques mois. Le chantier, imposant dans le paysage portuaire plat et venteux du Nord, était censé incarner l’ambition industrielle française dans la transition électrique. Pendant ce temps, à l’autre bout de l’Atlantique, des usines comparables s’ouvraient au rythme d’une tous les quelques trimestres — souvent en quelques mois seulement, grâce à des permis accélérés et surtout grâce à un chèque fédéral qui changeait fondamentalement le calcul des industriels.

    Guerre des subventions : L'Europe et les États-Unis
    Guerre des subventions : L’Europe et les États-Unis

    C’est exactement ce qu’a fait l’Inflation Reduction Act américain depuis son adoption en 2022. La loi a glissé discrètement dans le code fiscal un crédit de production de 35 dollars par kilowattheure de capacité de cellules de batteries fabriquées sur le sol américain. Pour une usine d’un gigawattheure par an, cela représente 35 millions de dollars annuels de soutien public — sans appel d’offre, sans dossier de subvention complexe, sans commission interministérielle. Il suffit de produire aux États-Unis. Tesla, Panasonic, LG Energy Solution : tous ont rapidement recalibré leurs décisions d’implantation en faveur des sites nord-américains. Ce n’était pas difficile à comprendre pourquoi.

    L’Europe a mis du temps à mesurer l’ampleur du choc. Bruxelles, habituellement sourcilleuse sur les aides d’État au nom de la concurrence loyale, a fini par assouplir ses propres règles. La Commission a autorisé les États membres à aligner leurs subventions sur celles proposées par des pays tiers, dans le cadre d’un plan industriel baptisé Green Deal Industrial Plan.

    Le mécanisme des IPCEI — ces projets industriels d’intérêt commun financés conjointement par plusieurs États membres — a permis d’injecter des milliards dans la chaîne de valeur de la batterie, avec des aides couvrant parfois plus d’un quart des coûts totaux d’un projet. Difficile de ne pas voir, dans cette évolution, une forme de capitulation pragmatique face à la puissance des incitations américaines.

    Sauf que les chiffres restent brutaux à comparer. Les États-Unis devraient allouer environ 160 milliards de dollars de crédits d’impôt pour les cellules solaires et les batteries d’ici à la fin de la décennie. La capacité de fabrication de cellules en cours de développement côté américain dépasse le seuil des 1 000 GWh.

    En Europe, les projections s’arrêtent autour de 600 GWh — un chiffre non négligeable, mais qui reflète un retard structurel difficile à rattraper rapidement. Et encore : une partie de cette capacité européenne reste hypothétique. Des projets ont été gelés ou abandonnés, notamment face à des coûts énergétiques qui restent deux à trois fois plus élevés qu’aux États-Unis dans certains pays.

    Il y a une ironie dans cette course. L’Europe a été parmi les premières à fixer des objectifs ambitieux pour la fin du moteur thermique. C’est elle qui a lancé les grands appels d’offres, qui a subventionné les premières générations de voitures électriques, qui a imposé aux constructeurs des trajectoires de décarbonation serrées.

    Et pourtant, c’est l’Amérique — avec un texte de loi de plus de 700 pages que peu d’élus avaient lus en détail avant de voter — qui a réussi à attirer la majorité des nouvelles capacités industrielles. Il est possible que l’Europe rattrape une partie de son retard d’ici 2030. Mais à condition que les autorisations de construire se simplifient, que les prix de l’électricité baissent, et que les États membres maintiennent leurs engagements financiers dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint. Trois conditions qui ne sont pas toutes assurées.

    Guerre des subventions IPCEI L'Europe et les États-Unis usines de batteries
    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    relia francis

    Related Posts

    Pénurie de sable , La guerre souterraine pour cette ressource vitale qui détruit littéralement nos littoraux

    août 20, 2026

    Le langage des plantes , Une étude choc prouve que les forêts communiquent et s’entraident via un réseau fongique souterrain

    août 20, 2026

    Ressusciter le mammouth , Le projet fou d’une start-up texane qui promet un retour à l’ère glaciaire d’ici 5 ans

    août 20, 2026
    Leave A Reply Cancel Reply

    Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.

    Tendances

    Le syndrome du « Cerveau Frit » , L’épidémie silencieuse qui frappe les développeurs d’Anthropic et d’OpenAI

    By relia francisaoût 20, 20260

    Dans un bureau de San Francisco, quelque part entre le quatrième et le septième onglet…

    La mafia du streaming , Comment Spotify et Apple Music étouffent financièrement les artistes indépendants

    août 20, 2026

    Pénurie de sable , La guerre souterraine pour cette ressource vitale qui détruit littéralement nos littoraux

    août 20, 2026

    Le langage des plantes , Une étude choc prouve que les forêts communiquent et s’entraident via un réseau fongique souterrain

    août 20, 2026

    Ressusciter le mammouth , Le projet fou d’une start-up texane qui promet un retour à l’ère glaciaire d’ici 5 ans

    août 20, 2026

    L’apocalypse des insectes , Pourquoi la disparition des abeilles pourrait entraîner la famine mondiale en moins d’une décennie

    août 20, 2026

    Le gouvernement britannique envisage de nationaliser ses données citoyennes : une révolution ou une dystopie ?

    août 20, 2026

    La génération Z refuse les CDI en masse — et les DRH des grandes entreprises ne savent plus quoi faire

    août 20, 2026

    Le miracle islandais , Comment ce petit pays a réussi à fonctionner à 100% grâce aux énergies renouvelables

    août 20, 2026

    Le grand braquage des taux d’intérêt , Comment la Réserve Fédérale a ruiné une génération d’accédants à la propriété

    août 20, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest
    © 2026 ThemeSphere. Designed by ThemeSphere.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.