Il y a quelque chose d’assez particulier dans la façon dont la question des enfants d’AJ Lee circule sur internet. Tapez son nom dans un moteur de recherche, et parmi les premières suggestions apparaît inévitablement la combinaison « AJ Lee enfants » — comme si la maternité restait, pour une femme de trente-huit ans ayant passé l’essentiel de sa vie adulte sous les projecteurs, l’angle d’attaque incontournable. La réponse, pourtant, est simple : April Jeanette Mendez n’a pas d’enfants biologiques.

Elle et son mari CM Punk, le catcheur Phillip Brooks, n’ont pas eu d’enfants ensemble depuis leur mariage en juin 2014. Ce qu’ils partagent, en revanche, c’est un chien prénommé Larry, adopté et visiblement choyé, qui apparaît régulièrement dans leurs publications en ligne avec la désinvolture affectueuse des animaux de compagnie bien installés dans leur foyer.
Cela ne veut pas dire qu’AJ Lee est étrangère à une certaine forme de maternité — au sens large du terme. Dans les cercles de la WWE, et plus particulièrement autour des rings du NXT, elle est parfois désignée, avec un mélange d’humour et de respect sincère, comme une « maman du catch. »
Des talents émergents comme Cora Jade ou Roxanne Perez ont bénéficié de ses conseils et de ceux de CM Punk, deux vétérans qui ont choisi de transmettre ce qu’ils ont appris plutôt que de garder jalousement leur expérience. C’est une posture rare dans un milieu où la compétition, même entre générations, reste vive.
AJ Lee a toujours cultivé une image décalée par rapport aux normes habituelles du sport entertainment. Se décrivant elle-même comme un « garçon manqué », passionnée de comics, d’anime et de jeux vidéo, elle n’a jamais cherché à coller à l’archétype de la diva glamour que la WWE a longtemps promu.
Cette authenticité-là — un peu nerveuse, volontiers geek, portant sur la nuque un tatouage de marques représentant la date de son premier titre Divas Championship — a construit autour d’elle une communauté de fans fidèles, souvent aussi atypiques qu’elle. Il est difficile de ne pas trouver une certaine cohérence dans le fait qu’une femme aussi indépendante dans ses choix artistiques le soit également dans ses choix de vie.
Son retour annoncé à la WWE en septembre 2025, après plusieurs années d’absence, a relancé l’intérêt pour sa vie personnelle. Les fans se demandaient ce qu’elle avait fait pendant cette parenthèse — un livre publié, des projets d’écriture, une vie à Los Angeles et Chicago partagée entre deux villes sans enfants mais visiblement sans vide non plus.
Il est possible que ce retour sur le ring soit aussi une façon de répondre, sans rien dire, à toutes les questions jamais posées directement : elle est toujours là, encore compétitive, encore engagée.
